EN IMAGES - Les shows de mode masculine à Paris se sont terminés par des présentations mixtes. Un changement lié à l’évolution du secteur du prêt-à-porter qui fait, par ailleurs, la transition avec les défilés de haute couture se déroulant cette semaine. Au fil des défilés automne-hiver 2017-2018 à Londres, puis à Florence, à Milan et à Paris qui se sont terminés dimanche soir, des silhouettes féminines se sont immiscées en plus grand nombre qu’à l’accoutumée dans les collections masculines. Si une poignée de maisons assument ce mélange des genres comme un parti pris stylistique, la plupart ont surtout été incitées à cette «mutualisation» par les aléas d’une économie mondiale poussant à rationaliser les coûts. Sans oublier qu’un défilé mixte permet de donner une image plus complète d’une marque sur Internet. Et, aussi, de toucher davantage de cibles sur les réseaux sociaux. Côté business, un défilé mixte en janvier permet de devancer les confrères. En effet, si les grandes maisons ont leurs propres magasins et sont moins tributaires des commandes des department-stores, les autres -souvent indépendantes et de plus petites tailles- ont intérêt à dévoiler leur saison le plus tôt possible, afin de pas être référencé avec des queues de budget. La prochaine Fashion Week française dédiée au prêt-à-porter féminin se déroulera du 28 février au 8 mars, après celles de New York, de Londres et de Milan. Il n’est donc pas étonnant que certaines griffes mixtes en viennent à jouer des coudes sur les podiums de ces messieurs. Paul Smith Crédits photo : PATRICK KOVARIK/AFP L’univers du sport est un terrain où le vêtement se moque un peu du genre. L’aisance, le confort, la technicité priment sur le style. Y-3 , une des premières marques cosignées entre un designer (Yohji Yamamoto) et un équipementier (Adidas), a été initiée en 2002 pour compenser ce déficit…

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