Boudée par les grandes maisons, la London Fashion Week Men’s trouve un second souffle parmi ses designers locaux que l’époque pousse à progresser vers des modes plus réalistes. De notre envoyé spécial à Londres Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. C’est l’intérêt des défilés et, plus que jamais, le constat que l’on peut d’ores et déjà faire au vu du marathon des shows pour l’automne-hiver 2017-2018 qui a timidement débuté, le week-end dernier, avec la London Fashion Week Men’s. Au-delà du Brexit , la manifestation subit les dommages collatéraux d’un secteur homme et femme qui a excessivement rebattu les cartes en 2016. Au cours des douze derniers mois, plus d’une trentaine de maisons de renom se sont séparées de leur designer, voire de leur fondateur pour Costume National et Marni . Des griffes comme Brioni , Cavalli , DKNY , Carven ou Dunhill abordent même la nouvelle saison sans direction créative officielle. En parallèle, des dirigeants de sociétés, de grands magasins et de magazines ont aussi valsé… L’année passée restera comme celle de tous les changements. Si le contexte économique n’est pas étranger à ce capharnaüm de remises en question, s’y est ajoutée la triste actualité du monde qui a également pesé sur les ventes. Sans parler de revers politiques au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Italie, trois des quatre pays (avec la France) où sont domiciliées une majorité d’entreprises de luxe… et où se succèdent huit Fashion Weeks jusqu’au 8 mars prochain! Forcément, l’époque incertaine pousse à reconsidérer l’utilité de ces multiples shows. À réduire les dépenses et à optimiser les investissements. Burberry le premier, au printemps dernier, a lancé l’idée de raccourcir les délais de livraison entre le podium et la boutique afin de mieux bénéficier des retombées médiatiques immédiates à l’issue de son défilé…

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