DIAPORAMA - Des créateurs purs et durs comme Dries Van Noten, Yohji Yamamoto et Jonathan Anderson pour Loewe opposent, à des tendances éphémères, le savoir-faire de métiers réclamant du temps. Où en est-on du «see now, buy now»? En 2016, l’industrie du prêt-à-porter a amplement débattu sur la façon de réduire les délais entre un défilé et la livraison en boutique afin de capitaliser sur les retombées médiatiques du show. La mode masculine s’est moins immiscée dans ces discussions en raison d’un process de fabrication différent, les collections naissant plus en amont, dès la création de tissus exclusifs, avec force traditions et savoir-faire. La clientèle offre aussi un autre profil, regardant le bal des tendances avec mesure et cédant moins rapidement à la dépense. Une raison supplémentaire de garder ses distances avec cette immédiateté régissant le monde actuel? Les temps longs contribuent à façonner les belles choses en atelier, ils participent pleinement à leur différence et leur exception, voire leur originalité. Car la créativité ne se révèle pas, elle non plus, en un claquement de doigts. Hasard (ou pas) de la Fashion Week à Paris, plusieurs designers authentiques font référence au talent de fournisseurs et d’artisans à travers leur automne-hiver 2017-2018. En interview, Dries Van Noten , créateur et chef d’entreprise à la fois, évoque parfois sa responsabilité sociale envers les centaines de personnes que ses collections richement brodées emploient en Inde. Si sa nouvelle saison, portée par une envie de sobriété, se déleste ponctuellement de tous ses embellissements, il en profite pour rendre hommage à d’autres complices de toujours: les tisseurs…

Retrouvez l' article original dans son intégralité sur www.lefigaro.fr